« Un salaire caché de 1,76 M$ » : Accusé après les révélations du Times, la FIFA défend Infantino et dément tout second salaire !
FIFA : L’empire Infantino ébranlé par l’affaire du salaire américain caché. Alors que le président de la FIFA prépare sa réélection pour 2027, une enquête du Times révèle qu’il aurait perçu 1,76 million de dollars non déclarés via une filiale américaine du Mondial 2026. Malgré les démentis de l’instance, le scandale ravive la guerre de gouvernance avec l’UEFA et les fédérations européennes.
À Zurich comme à Miami, l’onde de choc est brutale. Déjà fragilisé par ses projets de privatisation des compétitions et ses tensions répétées avec les confédérations européennes, Gianni Infantino fait face à l’une des pires crises financières de son règne. Selon des documents fiscaux et comptables américains dévoilés par le quotidien britannique The Times, le patron du football mondial se serait vu attribuer une rémunération parallèle de 1,76 million de dollars en 2024.
Le problème ? Ce versement provient de FWC2026 US Inc, la structure créée pour piloter l’organisation du prochain Mondial nord-américain, et n’a jamais été explicitement mentionné dans les rapports financiers officiels de la FIFA.
Un train de vie sous le feu des critiques
Jusqu’ici, la rémunération annuelle d’Infantino s’élevait officiellement à 4,274 millions de francs suisses (environ 3,88 millions de livres). L’existence de ce second canal financier soulève une question centrale : la FIFA a-t-elle contourné l’article 43 de ses propres statuts, qui impose une transparence totale sur les revenus de ses dirigeants ?
Pour Miguel Maduro, ancien président de la commission de gouvernance de la FIFA, le doute n’a pas sa place : l’absence de déclaration publique de ces montants constituerait une « violation claire » des règles d’éthique. L’enquête du Times met également en lumière le train de vie du dirigeant italo-suisse en Floride, évoquant le financement de sa résidence de luxe à Miami — louée plusieurs dizaines de milliers de dollars par mois — et des montages autour de l’acquisition d’un appartement estimé à 8,6 millions de dollars.
La contre-attaque de Zurich
Face à la tempête, la FIFA a promptement riposté pour éteindre l’incendie. Par la voix d’un porte-parole, l’instance internationale rejette catégoriquement l’existence de toute irrégularité :
« La FIFA ne verse pas de second salaire à son président et respecte toutes les obligations de déclaration relatives à la rémunération. La rémunération annuelle du président, ainsi que ses autres avantages contractuels, sont fixés par la sous-commission des rémunérations, qui est indépendante. »
L’instance garantit par ailleurs que l’ensemble de ses comptes a été validé par des auditeurs indépendants et répond aux exigences fiscales suisses et américaines.
L’opposition affûte ses armes pour 2027
Si aucune infraction pénale n’est établie à ce jour, le mal politique est fait. Les révélations du Times tombent au pire moment pour Infantino, dans un climat d’hostilité grandissante. L’UEFA, la Concacaf et plusieurs fédérations majeures — à l’instar de la Norvège, qui a multiplié les recours institutionnels — réclament une refonte de la gestion financière et un audit indépendant sur les réserves de la FIFA.
Alors que l’élection présidentielle est fixée à mars 2027, cette controverse offre un levier inédit à ses opposants pour briser son hégémonie et tenter de faire émerger une alternative crédible à la tête du football mondial.
Par : Abderrahman Ichi
Gianni Infantino visé par des révélations sur un salaire caché : La FIFA sort du silence et rejette fermement toute dérive !