Réunion de crise au Raja de Casablanca entre la direction et Paco Jémez
Trois matchs, trois prestations indigestes : la colère gronde chez les Verts. Deux jours avant le déplacement au Nigeria, la direction des Verts exige des comptes à Paco Jémez. L’espagnol Paco Jémez au bord du limogeage.
Sur le fil du Rasoir
Face à la pauvreté du jeu affiché et à la gronde des supporters, la direction du Raja de Casablanca convoque Paco Jémez pour une explication au sommet. Alors que les Verts doivent s’envoler ce vendredi 16 octobre pour le Nigeria afin d’y affronter El-Kanemi Warriors au match aller du 2e tour préliminaire de la Coupe de la CAF, le technicien espagnol se retrouve dos au mur.
À Casablanca, la patience n’est pas une vertu, c’est un luxe que les résultats et la manière ne permettent plus d’offrir. Deux mois à peine après avoir succédé à Nasreddine Nabi sur le banc des Verts, Paco Jémez mesure déjà l’immensité de la tempête. Une victoire, deux matchs nuls, mais surtout trois prestations indigestes en Botola : le bilan comptable et visuel du technicien espagnol frôle le rejet de greffe. Mardi soir, le triste nul concédé face au FUS de Rabat (1-1) a fini de consommer la rupture avec le peuple vert, ivre de colère devant une équipe méconnaissable et dénuée de tout ADN.
Paco Jémez Raja : la réunion de la dernière chance avant l’envol vers Kano
Afin d’enrayer l’hémorragie et d’exiger des réponses concrètes, le comité dirigeant du Raja de Casablanca a provoqué une réunion d’urgence avec le technicien ibérique. Au menu de cet entretien sous haute tension : décrypter l’absence totale de liant tactique et comprendre comment une formation censée viser le sommet du football africain s’est métamorphosée en un collectif sans âme. Si l’Espagnol ne formule pas de garanties tactiques immédiates et convaincantes, son bail chez les Aigles Verts pourrait prendre fin plus tôt que prévu.
La pression est d’autant plus maximale que le calendrier n’accorde aucun répit. Ce vendredi 16 octobre, le Raja doit s’envoler à destination du Nigeria pour y disputer, le dimanche 18 octobre, le match aller du 2e tour préliminaire de la Coupe de la CAF face aux El-Kanemi Warriors. Dans les coulisses du complexe Oasis, le message est limpide : tout autre résultat qu’un succès probant en terre nigériane scellera définitivement le sort de Paco Jémez.
« On ne demande pas la lune, on exige que cette équipe respecte l’histoire du Raja. Aujourd’hui, on ne voit aucun plan de jeu, aucune grinta. Le coach doit nous prouver qu’il maîtrise son sujet, sinon la direction prendra ses responsabilités avant qu’il ne soit trop tard. », clame un supporter rajaoui
Une cascade d’absences plombe le déplacement au Nigeria
Pour orchestrer ce commando de la dernière chance, l’entraîneur espagnol devra composer avec une infirmerie bien remplie et un vestiaire fragilisé. Le latéral droit Ayoub El Amloud, touché juste avant la rencontre face au FUS, est contraint de déclarer forfait pour ce périple africain. Il rejoint à l’infirmerie le milieu offensif Adam Ennafati, toujours indisponible.
Pour ne rien arranger à ce climat délétère, le cas d’Ismaël Mokaddam suscite de lourdes interrogations. Plongé dans une situation administrative et sportive extrêmement confuse au sein du club, le défenseur ne sera pas du voyage. C’est donc une équipe amoindrie, sous pression populaire et managériale, qui s’apprête à jouer son avenir continental. Et peut-être celui de son entraîneur.
LE CHIFFRE : 33%
C’est le pourcentage de victoires de Paco Jémez sur le banc du Raja de Casablanca en championnat (1 victoire, 2 nuls). Un ratio famélique doublé d’une disette offensive qui remet en cause le projet sportif global de la société sportive.
Par : Abderrahman Ichi
Raja Casablanca : Paco Jémez joue-t-il déjà son avenir au Raja Casablanca ?Raja Casablanca : Paco Jémez joue-t-il déjà son avenir avant le Nigeria ?