Après le nul face à l’Équateur (1-1), Mohamed Ouahbi a détaillé ses choix tactiques, notamment l’utilisation d’un faux numéro 9. Le sélectionneur marocain a également défendu le niveau des Lions de l’Atlas.
Après le match nul entre le Maroc et l’Équateur (1-1), Mohamed Ouahbi a pris le temps d’expliquer en détail ses choix tactiques. Le sélectionneur des Lions de l’Atlas a notamment défendu son recours à un système avec un faux numéro 9, un choix assumé qu’il inscrit dans une logique d’adaptation à l’adversaire et aux caractéristiques de son effectif.
Pour le technicien marocain, il n’existe pas de schéma unique. Son approche repose avant tout sur la capacité à tirer le meilleur des joueurs disponibles. Il affirme vouloir aligner les profils les plus efficaces, ceux qui permettent de renforcer le collectif et d’optimiser le rendement de l’équipe. Dans cette optique, le faux numéro 9 apparaît comme une option pertinente, sans pour autant devenir une référence systématique.
La prestation des joueurs face à l’Équateur a d’ailleurs conforté cette idée. Ouahbi estime que ce système peut être utilisé à l’avenir, tout en restant une alternative parmi d’autres. L’objectif reste de conserver une certaine flexibilité tactique afin de s’adapter aux différentes configurations de match.
Rahimi et la profondeur : un choix stratégique
Le sélectionneur est également revenu sur ses choix offensifs, notamment l’entrée de Sofiane Rahimi et l’absence d’Ayoub El Kaabi. Il explique avoir privilégié des profils complémentaires en fonction du contexte de la rencontre. Face aux espaces laissés par l’équipe équatorienne, il a jugé nécessaire d’intégrer un joueur capable d’attaquer la profondeur et d’apporter de la vitesse, un rôle que Rahimi correspond parfaitement.
Pas de points faibles
Interrogé sur les éventuelles faiblesses de son équipe, Ouahbi s’est montré confiant. Il rappelle que le Maroc évolue à un niveau élevé sur la scène internationale et que son statut ne reflète pas l’existence de véritables lacunes structurelles. Selon lui, il s’agit davantage d’ajustements à opérer que de faiblesses profondes.
Des ajustements plutôt que des lacunes
Il reconnaît néanmoins que certains aspects doivent être améliorés, notamment l’efficacité offensive et la capacité à mieux exploiter certaines phases de jeu. Face à un adversaire de la qualité de l’Équateur, ces détails peuvent faire la différence. Le sélectionneur souligne d’ailleurs que sans ces marges de progression, le résultat aurait pu être plus défavorable.
Enfin, Ouahbi a insisté sur le travail en cours autour du pressing haut. Si l’équipe a montré des intentions intéressantes dans ce domaine, elle manque encore de coordination et de synchronisation dans l’exécution. Ce registre, encore en construction, constitue l’un des principaux axes de travail pour les prochaines échéances.
Malgré ces éléments perfectibles, le sélectionneur se dit globalement satisfait de la prestation de ses joueurs. Il considère ce match comme une étape importante dans le processus de construction de l’équipe, avec des enseignements clairs à exploiter pour la suite.
Par : Abderrahman Ichi
Mohamed Ouahbi, sélectionneur du Maroc, donnant ses instructions à ses joueurs lors du Match Maroc-l’Equateur.