WAC : Hicham Aït Mena, le vrai responsable de la crise ? Analyse du naufrage
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Botola D1

WAC : 1 point sur 9 sous Carteron… Le coupable n’est pourtant pas celui qu’on croit

Avec seulement 1 point sur 9 sous l’ère Carteron et une élimination continentale, le WAC traverse une tempête sans précédent. Les Ultras pointent la gestion présidentielle.

alt= WAC les Winners découpent Aït Mena.

Le Wydad de Casablanca ne répond plus. Depuis son élimination en Coupe de la CAF, le club enchaîne les désillusions en Botola Pro D1. Si Patrice Carteron est sur le banc, c’est vers la loge présidentielle que les critiques convergent. Enquête sur une crise dont le nom semble tout trouvé : Hicham Aït Mena.

WAC : Hicham Aït Mena, le vrai responsable de la crise ?

Le constat est glacial pour les supporters des Rouges. Le Wydad AC semble avoir perdu son identité depuis sa sortie prématurée de la scène africaine. En championnat, le club vient d’enchaîner trois matchs sans victoire, concédant deux défaites et un nul. La derrière dimanche 12 avril contre le Maghreb de Fès (1-0) au Grand stade de Fès sur un but anthologique de Driss Jabali en rabona. Une hémorragie de points qui place le club à une 3e place (30 points) de plus en plus fragile.

L’échec du choc psychologique : L’effet Carteron s’évapore déjà

L’arrivée de Patrice Carteron devait être l’électrochoc nécessaire pour sauver la saison. Pourtant, le technicien français semble s’être enlisé dans une structure instable. Au lieu d’assumer ses responsabilité, il pointe du doigt le travail de l’ancien staff technique dirigé par son prédecesseur Mohamed Amine Benhachem. Le technicien Français a déclaré ouvertement après la défaite face au FUS que le WAC était une situation « catastrophique » sur les plans physique et mental. Pis encore, il a révélé que son équipe n’était pas en mesure de réaliser une seule séance d’entraînement complète avec la moitié des joueurs, ce qui témoigne de l’ampleur lacunes physiques du groupe. Difficile de savoir si son bilan est vrai ou exagéré.

Un bilan comptable alarmant : 1 point sur 9 possibles

Avant sa nomination, le WAC occupait la 2e place avec 29 points et trois matchs en retard. Aujourd’hui, avec un seul point pris sur les neuf derniers mis en jeu, les « jokers » ont été brûlés. Imputer ce bilan au seul coach Carteron serait toutefois réducteur : Carteron a hérité d’un groupe mentalement atteint et physiquement déséquilibré.

La cassure après l’élimination en Coupe de la CAF

La sortie de route continentale a agi comme un révélateur. Privé de son ADN africain, le groupe a sombré dans une crise de confiance que même l’expérience de Carteron et de certains cadres de l’équipe ne parviennent pas à endiguer.

Pourquoi Hicham Aït Mena est au cœur de la tempête ?

Depuis son élection en juillet 2024 pour succéder à Said Naciri, Hicham Aït Mena cristallise les mécontentements. L’homme d’affaires, transfuge du Chabab Mohammedia, semble avoir confondu quantité et qualité.

La folie des grandeurs : 23 recrues et une identité perdue

Le chiffre donne le tournis : 23 nouveaux joueurs ont rejoint le complexe Benjelloun cette saison (15 l’été, 8 l’hiver). Ce record d’instabilité a empêché la création de tout automatisme. Les recrues brésiliennes, présentées comme des stars, se sont révélées inefficaces, illustrant une gestion sportive erratique.

Départs de cadres et instabilité chronique : L’équilibre brisé

En laissant filer des piliers comme Aziz Kei ou l’attaquant sud-africain Lorch, Aït Mena a dépouillé le milieu de terrain de sa colonne vertébrale. Ce manque de vision à long terme a transformé le WAC en un chantier permanent, loin de la « machine de guerre » promise.

Le cri de colère des Winners : « La responsabilité est présidentielle »

Les Ultras du club ne s’y trompent pas. Historiquement gardiens du temple, les Winners ont désigné leur coupable.

Analyse du communiqué du 23 mars : Un constat sans appel

À la veille de l’élimination en Coupe de la CAF, les Winners ont publié un communiqué incendiaire . Ils y dénoncent une « succession de choix qui ont affaibli l’équipe ». Pour eux, l’élimination est le résultat direct de l’improvisation du président.

L’ombre de Said Naciri et le fantasme de la Ligue des Champions

Le contraste est douloureux. Sous l’ère Naciri, le WAC trônait sur l’Afrique avec deux Ligues des Champions. Sous Aït Mena, le club doit se contenter d’une 3e place qualificative pour la Coupe de la CAF, d’une sortie piteuse en Coupe du Trône face à un relégué, et d’un Mondial des Clubs conclu par trois défaites.

Le verdict populaire est tombé : le WAC ne souffre pas d’un manque de joueurs, mais d’un manque de direction.

Par : Abderrahman Ichi

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