Raja de Casablanca : histoire palmarès, origines, titres et légende du RCA
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Raja de Casablanca : pourquoi le club vert est une légende du football africain

Découvrez l’histoire complète du Raja Club Athletic : fondation à Derb Sultan, titres nationaux et continentaux, rivalité avec le Wydad et style de jeu Rajaoui.

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Le Raja de Casablanca est un club légendaire qui fascine. Certains l’aiment au-delà de toute raison, d’autres adorent le détester. Au-delà de ces clivages, tout le monde s’accorde à dire que le club est une véritable locomotive du football national. Un club avec une grande histoire, un grand palmarès et surtout un grand public.

Véritable Institution du football marocain, le Raja Club Athletic dépasse largement le cadre d’un simple club sportif. Né au cœur de la résistance nationale, le RCA s’est imposé comme l’un des clubs les plus populaires d’Afrique grâce à son palmarès prestigieux, son public passionné et son célèbre jeu spectaculaire.

Raja de Casablanca : histoire palmarès : la naissance d’un géant marocain

Raja Club Athletic histoire palmarès – Le Raja Club Athletic (RCA) est un club professionnel marocain de football basé à Casablanca. Fondé le 20 mars 1949 dans le quartier populaire de Derb Sultan par des nationalistes et des syndicalistes marocains, le Raja est rapidement devenu l’un des symboles sportifs et sociaux du pays.

À l’époque du protectorat, créer un club marocain était aussi un acte identitaire. Le Raja représentait les classes populaires et la résistance culturelle. Dès ses premières années, il attire un public fidèle et passionné qui ne cessera de grandir.

Le club évolue au Stade Mohammed V. Depuis 1955, le club n’a jamais quitté l’élite du championnat marocain depuis sa création officielle en 1956, un exploit partagé uniquement avec son rival historique.

Les débuts et l’identité populaire

Dès ses origines, le Raja s’identifie au peuple. Contrairement à d’autres clubs, il ne repose pas sur une communauté spécifique mais rassemble toutes les couches sociales. Son implantation à Derb Sultan, quartier emblématique de Casablanca, renforce son identité populaire.

Les couleurs vert et blanc sont adoptées dès 1949 :

  • le vert symbolise l’espoir et renvoie au drapeau marocain
  • le blanc représente la ville de Casablanca

L’emblème du club est l’aigle, symbole de puissance et de combativité choisi par les fondateurs.

Raja de Casablanca : histoire palmarès : les premiers succès

Le Raja doit patienter avant son premier sacre. Malgré un jeu séduisant, le club attend 25 ans pour décrocher son premier titre majeur : la Coupe du Trône en 1974.

Feu Abdelkader Retnani, le président du premier titre du Raja 

 Il faut reconnaître que depuis sa création, le Raja qui a, certes, connu quelques succès en Coupe du Trône, n’a jamais fait partie jusque-là du gotha de football national, mais cette anomalie va bientôt changer au milieu des années 1980. Et c’est avec feu Abdelkader Retnani que le Raja à mis fin à 39 ans de disette en championnat. Retnani a engagé l’entraîneur Portugais Cabrita. Vite fait la greffe commence à prendre. Le Raja enchaîne des bons résultats.

La saison des Verts est remarquable avec 18 victoires, neuf nuls et seulement 7 défaites. Son duel acharné avec le Kawkab de Marrakech a tourné définitivement à l’avantage des Verts lors de l’avant dernière journée de la Botola après une victoire à l’extérieur face à l’Union de Sidi Kacem (1-0)). Un but inscrit par l’ailier légendaire du club Abderrahim Hamraoui.  

Cette victoire à l’extérieur est synonyme du titre. C’est enfin la consécration. L’instant est historique et magique comme la nuit de folie qui s’en suit dans les rues de Casablanca. Un sacre qui gomme 39 ans d’attente et fait entré le club dans le cercle fermé des clubs champion du Maroc.

Le Raja remporte la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle ligue des champions) dès sa première participation

Après avoir glané son premier titre du champion du Maroc, le Raja a réussi le pari fou de remporter la Coupe d’Afrique des clubs champions l’année suivante. Rabeh Saadane qui a remplacé Fernando Cabrita a réussi le pari de former l’une des plus belles équipes de l’histoire du club.  

Le Raja était quasiment intraitable à domicile en Coupe d’Afrique des clubs champions, malgré le peu d’expérience dont dispose le club en scène continentale. Ils ont réussi un incroyable parcours. Après avoir éliminé, Jeanne d’Arc du Sénégal, Port Gentil du Gabon, Inter Club du Congo et Tonnerre Yaoundé du Cameroun, le Raja affronte en finale le Mouloudia d’Oran.

Cette affiche 100% maghrébine a tourné à l’avantage du Raja. Après une petite victoire à Casablanca au match aller (1-0), la formation marocaine s’incline sur le même score au match retour, mais arrache le titre lors de séance de tirs aux buts 4-2. Une victoire qui a laissé les coéquipiers de Lakhdar Belloumi et les 60.000 supporters du stade 19 juin d’Oran livides.

À partir des années 1990 et la fusion absorption du club de la Centrale Laitière, le Raja entre dans une nouvelle dimension. Il devient une machine à gagner que ce soit sous les ordre de Rogov, Vahid Halilodzic ou encore Oscare Fullone.

Victoire inoubliable contre le Wydad

Certains s’en souviennent comme si c’était hier : le 18 février 1996, le Raja a piétiné le Wydad (5-1) lors du quart de finale de la Coupe du Trône. N’importe quel supporter rajaoui garde toujours en mémoire ce match gravé à jamais dans les mémoires des aficionados du club. Jamal Sellami, Mustapha Khalif, Abdelillah Fahmi, Nazir et consorts  réussirent ce que si peu d’autres avaient un jour effectuaient.

Cette victoire sur le frère ennemi est tellement éclatante que les supporters des Verts l’ont immortalisé dans des tubes qu’ils chantent encore chaque week-end dans tous les stades du Royaume. Pour plusieurs joueurs du club, ce succès historique reste le meilleur souvenir de leur carrière.

Palmarès national

  • 13 titres de Botola
  • 9 Coupes du Trône

Le club détient un record historique : six championnats consécutifs entre 1995 et 2001, période considérée comme l’âge d’or du Raja.

Raja de Casablanca histoire palmarès : une domination africaine

Le Raja ne s’est pas limité au Maroc. Les Verts deviennent une référence continentale.

Palmarès international

  • 3 Ligues des champions africaines
  • 2 Coupes de la Confédération
  • 1 Coupe de la CAF
  • 2 Supercoupes de la CAF
  • 2 Championnats arabes
  • 1 Coupe afro-asiatique
  • 1 Coupe nord-africaine

Le club est aujourd’hui l’un des plus titrés d’Afrique avec neuf trophées continentaux officiels.

En 2000, la FIFA classe le Raja 10e meilleur club du monde et la CAF le place 3e club africain du XXe siècle.

L’exploit mondial : la Coupe du monde des clubs

Le moment le plus marquant reste l’épopée internationale. Le Raja devient le premier club arabe et nord-africain à atteindre la finale de la Coupe du monde des clubs 2013.

Les Verts battent :

  • Auckland City
  • Monterrey
  • Atlético Mineiro

Ils s’inclinent finalement en finale face au Bayern Munich. Cette performance donne au club une reconnaissance mondiale.

Le Derby de Casablanca

La rivalité avec le Wydad Athletic Club est l’une des plus intenses au monde : le célèbre Derby de Casablanca.

Ce match dépasse le cadre sportif :

  • villes à l’arrêt
  • stades pleins
  • audiences télévisées massives

Le derby est considéré comme l’un des plus grands spectacles du football africain.

Le style Rajaoui : un football spectacle

Sous l’influence de l’entraîneur Père Jégo, le Raja adopte un style différent. Contrairement au jeu physique dominant à l’époque, il développe un football basé sur :

  • passes courtes
  • technique
  • créativité
  • jeu offensif

Ce style devient célèbre sous le nom de “jeu Rajaoui” ou Raja L’fraja (le Raja du spectacle). Les supporters viennent autant pour le plaisir visuel que pour les résultats.

Une popularité mondiale

Le Raja est aujourd’hui l’un des clubs les plus populaires d’Afrique. Sa notoriété dépasse largement le Maroc et s’étend :

  • en Afrique du Nord
  • au Moyen-Orient
  • en Europe
  • en Amérique du Sud

Lors du Mondial des clubs 2000 au Brésil, 40 000 supporters brésiliens ont soutenu le club face au Real Madrid. Plusieurs joueurs ont ensuite rejoint des clubs européens.

L’organisation moderne du club

Le siège et centre d’entraînement se situent aujourd’hui à l’Académie du Raja. Après près de 70 ans au complexe Raja-Oasis, le club entre dans une nouvelle ère professionnelle.

Le club est présidé par Jawad Ziyat  depuis juillet 2025.  Le Raja est le premier club marocain a activé sa société sportive anonyme. De ce fait, Marsa Maroc est entré l’été 2025 dans le capital du Raja Casablanca. Une convention stratégique a été signée à l’Académie du club à Bouskoura, actant l’acquisition de 60 % des parts de la société sportive des Verts.

La fondation Raja, créée en 2013, mène également des actions sociales destinées à la jeunesse.

Raja Casablanca : la saison 2025-2026, une année de transition

Malgré le retour de Jawad Ziyat aux affaires au Raja et l’activation de la société sportive, le Raja traverse une saison de transition. Malgré quelques renforts, le club n’a pas encore revenu à son meilleur niveau. Preuve en ces résultats lors des trois dernières journées : deux nuls et une défaites. L’arrivée d’un nouveau président, le renouvellement de l’effectif et l’arrivée d’un nouvel entraîneur, Davids Fadlu, explique en partie les résultats en dents de scie du club. Son ambition est d’accrocher la Ligue des champions. 

Symboles et identité

Le logo comporte quatre étoiles :

  • trois pour les Ligues des champions
  • une pour le 10e titre de championnat

Les maillots ont connu plusieurs équipementiers : Adidas, Puma, Umbro, Hummel, Lotto, Legea, puis Kappa.

Raja de Casablanca : histoire palmarès : un club mythique du football africain

Avec plus de 30 finales disputées et plus de 34 trophées majeurs, le Raja est l’un des clubs les plus prestigieux du continent.

Au-delà des titres, il incarne :

  • une identité populaire
  • un style de jeu unique
  • une histoire liée au Maroc moderne

Le Raja Club Athletic n’est pas seulement un club, mais un phénomène culturel et sportif profondément enraciné dans la société marocaine.

Par : Abderrahman Ichi

Mouhsine Moutouali, le Maradona du Raja, reste même après son départ du club, la coqueluche des supporters.

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