« C’est de la pure maladresse » : Mohamed Ouahbi défend Abde Ezzalzouli face à la tempête du T-shirt de Ceuta
Pris dans une polémique après le port d’un t-shirt de soutien aux habitants de Ceuta, Abde Ezzalzouli a reçu le soutien de son sélectionneur Mohamed Ouahbi qui parle d’une « maladresse ».
Affaire T-shirt Ceuta : Mohamed Ouahbi défend Abde Ezzalzouli. Victime de messages haineux et d’insultes sur les réseaux sociaux après avoir porté un t-shirt en soutien aux habitants de Ceuta – ville marocaine toujours colonisée par l’Espagne, Abdessamad Ezzalzouli se retrouve au cœur d’une vive polémique. Interrogé en conférence de presse, le sélectionneur national Mohamed Ouahbi est monté au créneau pour défendre l’ailier des Lions de l’Atlas et éteindre l’incendie.
« C’est de la pure maladresse », affirme Mohamed Ouahbi
Pour le sélectionneur du Maroc, ce geste ne doit en aucun cas être interprété comme une prise de position politique contre son pays :
« Concernant Abdé, c’est de la pure maladresse. Il s’est d’ailleurs exprimé à ce sujet. Personne ne peut remettre en question son amour pour le Maroc et son investissement pour le maillot national. Il faut se mettre à sa place : il n’avait pas joué depuis longtemps et disputait son premier match titulaire. Il savait qu’il devait jouer pour prétendre à la sélection. On lui a remis un t-shirt dans le couloir juste avant le coup d’envoi, qu’il a mis sans arrière-pensée. Il ne faut pas y chercher de dimension politique. Nous allons continuer à sensibiliser et à accompagner nos joueurs sur la communication hors-terrain, mais pour moi, le dossier est clos. »
Un soutien qui rejoint celui déjà apporté par Pellegrini à l’international Marocain
Ouahbi Ezzalzouli Ceuta. Face à l’ampleur des réactions, l’attaquant de 24 ans a également tenu à s’expliquer directement sur ses réseaux sociaux via son compte Instagram :
« À aucun moment le t-shirt n’a été utilisé à des fins politiques ou pour exprimer du mépris envers mon peuple, le peuple marocain. Quiconque souhaite s’en servir pour remettre en question mon amour pour mon pays est libre de le faire. »
L’entraîneur du Real Betis, Manuel Pellegrini, a lui aussi apporté son soutien à son joueur en conférence de presse, rappelant les valeurs d’apaisement véhiculées par le sport :
« Le football est un facteur d’unité. Moi, ça ne m’intéresse pas : je suis supporter d’une équipe. Que celui d’à côté soit communiste ou de droite, tout le monde s’en fiche. Ils sont tous supporters de la même équipe. Et le football ne devrait jamais être une source de division, mais plutôt d’unité. »
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