Ouahbi après Maroc – Mali : « Nous n'avons pas joué à 50 % »
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« On n’a pas joué à 50 % ! » : Mohamed Ouahbi s’explique après Maroc – Mali

Après le nul concédé face au Mali (1-1), Mohamed Ouahbi a livré une analyse détaillée en conférence de presse. Gestion du temps de jeu en l’absence d’Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui, animation offensive avec ou sans numéro 9, responsabilité collective sur le but encaissé et priorité absolue accordée à la CAN 2027 sur le classement FIFA : le sélectionneur national passe en revue tous les enseignements de ce rassemblement.

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Au terme du match nul concédé par le Maroc face au Mali (1-1) en rencontre amicale, le sélectionneur national Mohamed Ouahbi s’est présenté en conférence de presse. Face aux questions des journalistes sur le niveau de jeu affiché et la gestion de son effectif, le technicien a tenu à défendre l’état d’esprit de ses joueurs tout en réaffirmant ses priorités tactiques et stratégiques.

Un état d’esprit irréprochable et des intentions positives

Interrogé sur une éventuelle baisse de régime de son équipe, Mohamed Ouahbi a réfuté toute idée de démobilisation ou de suffisance face aux Aigles du Mali.

« Nous avons fait un match très sérieux, je n’ai pas vu mes joueurs prendre le Mali de haut. J’ai vu un groupe concentré. Il ne faut pas croire que nous avons joué en levant le pied ou à 50 %. Nous avons fait match nul contre une bonne équipe en essayant d’aller chercher la victoire et en restant professionnels », a déclaré le sélectionneur.

Si des imprécisions ont été constatées dans le dernier geste, le coach préfère retenir l’attitude de son groupe : « Concernant les occasions ratées, ce qui m’importe avant tout, ce sont les intentions. Un joueur qui tire au-dessus ne le fait pas exprès, il veut marquer. Défensivement, je suis également satisfait, même s’il reste des aspects à travailler. C’est une fierté de diriger un groupe aussi soudé. »

Animation offensive et maîtrise du rythme

Sur le plan tactique, Mohamed Ouahbi a apporté des précisions sur l’animation de sa ligne d’attaque et l’utilisation de ses avant-centres.

« Lorsqu’un joueur évolue au poste de numéro 9 chez nous, il remplit son rôle avec beaucoup de mouvements et d’appels. C’est notre modèle de jeu, comme ce que faisait Ayoub El Kaabi lors de la Coupe du monde. Ce n’est pas une question de « faux 9 » ou de vrai 9, c’est une identité à laquelle nous croyons tous », a-t-il expliqué.

Le sélectionneur a également insisté sur la nécessité de doser le jeu en profondeur : « Face à ce type d’adversaire, si nous abusons du jeu en profondeur en perdant le ballon, le match devient incontrôlable. Nous sommes une équipe qui cherche à maîtriser le rythme. Nous pouvons progresser sur la finition, et le staff travaille énormément sur la concentration pour que nous soyons encore plus percutants. »

Ouahbi après Maroc – Mali : le classement FIFA secondaire face à l’objectif de la CAN

Interrogé sur le rang occupé par la sélection au niveau mondial, le patron des Lions de l’Atlas a recadré les priorités de la sélection.

« Nous sommes très heureux d’occuper la 5e place du classement FIFA et nous en sommes fiers. Cependant, notre unique objectif reste de nous préparer au mieux pour gagner la Coupe d’Afrique des Nations. Nous ne pouvons pas courir après le classement FIFA au détriment de la préparation pour la CAN », a tranché le sélectionneur national.

Concernant les choix de coaching en seconde période, il a souligné l’intérêt tactique des entrants : « Faire entrer quatre joueurs offensifs répondait à des besoins précis : apporter de la profondeur avec des profils comme Tib ou Rahimi, ou placer un joueur excentré à droite pour permettre à Brahim Diaz d’évoluer dans l’axe, où il est essentiel pour nous. »

Analyse du but encaissé et gestion de la profondeur de banc

Revenant sur l’égalisation malienne sur phase d’arrêté, Mohamed Ouahbi a prôné une responsabilité collective plutôt qu’individuelle.

« La responsabilité sur le but encaissé est collective. Même si un joueur perd son marquage, la communication et la concentration globales doivent être meilleures. Je ne reprocherai jamais une erreur individuelle isolée à un joueur. Nous travaillerons lors du prochain stage pour corriger ces détails », a-t-il affirmé.

Enfin, le sélectionneur est revenu sur la gestion des cadres, notamment les absences d’Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui : « Ce sont probablement deux des meilleurs latéraux au monde, mais nous ne voulions pas prendre de risques avec Achraf sur ce rassemblement. Ce type de match permet de donner du temps de jeu aux jeunes et de préparer les doublures. Un jour, les titulaires habituels seront peut-être absents, et il faut que les autres soient prêts. Ceux qui ont joué ont livré une bonne prestation. »

Par : Abderrahman Ichi

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