Mondial 2026 : comment Mohamed Ouahbi a transformé le Maroc
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Mondial 2026 : comment Mohamed Ouahbi a transformé les Lions de l’Atlas ?

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Nouveau visage du Maroc : Comment Mohamed Ouahbi a changé le destin des Lions de l’Atlas. Quatre ans après avoir marqué l’histoire du football mondial, le Maroc est de retour parmi les huit meilleures nations de la planète. Les Lions de l’Atlas disputeront jeudi un deuxième quart de finale consécutif en Coupe du monde face à la France. Cette fois, ils se présentent avec une identité profondément transformée par Mohamed Ouahbi, rapporte fifa.com

La même source assure que le nouveau sélectionneur a fait évoluer le jeu du Maroc en quelques mois seulement. Plus de possession, davantage d’initiatives et une volonté permanente de contrôler les rencontres. Sans renier l’héritage de 2022, Mohamed Ouahbi a bâti une équipe plus complète, capable de défendre avec rigueur mais aussi d’imposer son football face aux plus grandes nations.

Nouveau visage du Maroc : une identité offensive sous Mohamed Ouahbi

Le Maroc n’est plus seulement une équipe capable de subir avant de frapper en contre. Sous Mohamed Ouahbi, les Lions de l’Atlas veulent désormais dicter le rythme des rencontres. Cette évolution est apparue dès le premier match de la Coupe du monde 2026 face au Brésil. Les Marocains ont surpris en monopolissant le ballon et en imposant un pressing haut. Une approche bien différente de celle qui avait conduit le pays jusqu’aux demi-finales du Mondial 2022. Le sélectionneur n’a jamais caché sa volonté de développer cette philosophie. « Je ne changerai pas la préparation pour le Brésil. Nous avons notre philosophie », avait-il affirmé avant le tournoi. Ces mots sont devenus la ligne directrice de cette nouvelle sélection.

Nouveau visage du Maroc : un jeu construit autour des qualités des joueurs

Mohamed Ouahbi n’a pas cherché à copier un modèle étranger. Son idée repose avant tout sur les qualités naturelles de son effectif. Les joueurs marocains sont rapides, techniques et capables de conserver le ballon sous pression. Le sélectionneur a donc construit un système qui valorise ces qualités. Avant la victoire contre le Canada, il expliquait sa vision.

« Les joueurs marocains aiment toucher et manipuler le ballon. Ils courent vite et sont très endurants. Nous devons trouver un style de jeu qui correspond à leurs caractéristiques. Aujourd’hui, nous avons notre identité de jeu. »

Cette philosophie privilégie les attaques construites plutôt que les frappes précipitées. L’objectif est de créer des occasions dans la surface plutôt que de multiplier les tentatives lointaines.

Une domination confirmée face aux Pays-Bas

Le seizième de finale contre les Pays-Bas a confirmé cette évolution. Le Maroc a longtemps contrôlé la possession malgré un adversaire réputé pour sa culture du jeu. Menés au score, les Lions de l’Atlas n’ont jamais abandonné leur plan. Ils ont continué à construire leurs actions avec patience avant d’égaliser puis de décrocher leur qualification lors de la séance de tirs au but.

Cette maîtrise illustre la confiance acquise par le groupe.

Une nouvelle génération au service du collectif

Cette transformation s’appuie également sur l’émergence de nouveaux talents. Ayyoub Bouaddi incarne parfaitement cette nouvelle génération. À seulement 18 ans, le milieu de terrain impressionne par sa lecture du jeu, sa sérénité et sa qualité technique. Mohamed Ouahbi ne cache pas son admiration.

« C’est le genre de joueur qui m’a toujours plu. Il garde la tête levée et sa présence se fait toujours sentir. C’est un joueur moderne, mais avant tout très intelligent. »

Autour de lui, Brahim Diaz, Ismaël Saibari, Neil El Aynaoui et Chadi Riad apportent davantage de créativité et permettent au Maroc de prendre l’initiative face aux meilleures équipes.

Les fondations de 2022 sont toujours présentes

Cette nouvelle identité ne fait pas disparaître les qualités qui avaient permis au Maroc de réussir son parcours historique au Qatar. La solidité défensive reste intacte. La capacité à évoluer en bloc compact demeure une arme essentielle. Les transitions rapides continuent également de faire partie de l’ADN des Lions de l’Atlas. Face au Canada, après l’ouverture du score d’Azzedine Ounahi, le Maroc a accepté de défendre plus bas avant de punir son adversaire à deux reprises en contre-attaque. Cette faculté d’adaptation constitue aujourd’hui l’une des grandes forces de la sélection.

Les cadres assurent la continuité

Les leaders de 2022 restent au cœur du projet. Yassine Bounou continue d’apporter son expérience. Achraf Hakimi demeure le moteur du couloir droit. Azzedine Ounahi conserve son influence dans l’entrejeu. Après la qualification contre les Pays-Bas, Bounou résumait parfaitement l’état d’esprit du groupe.

« Les joueurs sont toujours aussi motivés qu’en 2022. L’équipe a conservé le même état d’esprit. »

Le test ultime face à la France

Le quart de finale contre la France représentera le plus grand défi de cette génération depuis le début du tournoi. Les Bleus font partie des favoris au titre. Mais le Maroc abordera cette rencontre avec une confiance renforcée par son évolution tactique. Ouahbi a réussi à préserver la force mentale héritée de 2022 tout en offrant à son équipe une identité plus ambitieuse. Face à la France, les Lions de l’Atlas auront l’occasion de démontrer que ce nouveau visage peut les conduire encore plus loin dans cette Coupe du monde.

Par : Abderrahman Ichi

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