L’arbre qui cache la forêt. Malgré un éclair de génie d’Iguiz à la 88e minute et d’un second but de défenseur Huga pour arracher la victoire (2-0) face aux modestes Nigérians d’El Kanemi Warriors, le Raja Casablanca a livré une prestation calamiteuse qui n’a en rien apaisé la colère noire de son public.LES AIGLES SANS GRIFFES
UN MIRACLE NOMMÉ IGUIZ
Un coup franc salvateur à la 88e minute puis un second but dans les arrêts de jeu de Huga pour sauver les meubles. En s’imposant sur le score (2-0) ce vendredi au match retour de 2e tour préliminaire de la Coupe de la CAF face aux Nigérians d’El Kanemi Warriors, le Raja Casablanca composte son billet pour la phase de groupes suivante (4-2 au cumulé). Mais ne vous y trompez pas : le résultat final ne masquera en rien le marasme tactique et le jeu indigeste proposé par les Verts, accueillis par une bronca mémorable.
Raja Casablanca – El Kanemi Warriors : L’illusion du score après le néant
Il aura fallu attendre les ultimes secondes de la partie pour voir le Complexe exulter… puis replonger instantanément dans la frustration. Le choc Raja Casablanca El Kanemi Warriors a longtemps ressemblé à une punition collective. Incapables de poser le ballon, dépourvus de la moindre idée directrice et pris au piège par l’organisation rigoureuse d’un adversaire pourtant méconnu sur la scène continentale, les hommes de Paco Jémez ont traîné leur peine pendant près de 90 minutes.
Loin de l’ADN historique de la maison verte, basé sur le redoublement de passes courtes et les accélérations dévastatrices, le Raja Casablanca a livré une copie insipide. Il a fallu toute la sérénité d’Iguiz, auteur d’un coup franc magistral à la 88e minute, pour faire sauter le verrou nigérian suivi d’un second but dans les arrêts de jeu pour éviter la catastrophe.
Sifflets, bronca et supporters en colère noire
Si le tableau d’affichage indique 1-0, l’ambiance à l’Oasis et dans les travées de la Curva Sud est digne d’un soir de défaite. Dès la fin du premier acte, achevé sur un triste 0-0, les joueurs prenaient le chemin des vestiaires sous une pluie d’invectives. Une colère noire qui s’est prolongée après le coup de sifflet final malgré la qualification.
Sur son banc de touche, l’entraîneur Paco Jémez est apparu stoïque, incapable d’apporter les réajustements nécessaires pour impulser du rythme. Ce succès étriqué s’inscrit dans la triste continuité d’un début de saison famélique, où le Raja manque cruellement de consistance, que ce soit face à la Renaissance Zemamra, au MAS ou au FUS de Rabat.
[ COUPE DE LA CAF ]
Raja Casablanca 2-0 El Kanemi
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(But d'Iguiz sur coup franc 88e)
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[ QUALIFICATION SANS GLOIRE ]
(Prestation indigeste & Tension à l'Oasis)
Des jours prochains bouillonnants à Casablanca
Le Raja passe l’obstacle africain, mais l’édifice est plus que jamais fragilisé. Les carences offensives étalées au grand jour et le décalage abyssal entre le statut du club et son niveau de jeu actuel promettent des secousses internes. À l’Oasis, la victoire sur le wire ne calmera pas les esprits : les prochains jours s’annoncent bouillants.
LE CHIFFRE : 88
Comme la minute où Iguiz a délivré le Raja d’un coup franc direct. Un geste d’éclat individuel qui qualifie les Verts mais ne masque en rien l’absence de fond de jeu collectif pendant 87 minutes.
Par : Abderrahman Ichi