Houssine Kharja défend Infantino et tacle l’UEFA
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Kharja défend Infantino et tacle l’UEFA : « Le football appartient à tout le monde »

Houssine Kharja prend la défense de Gianni Infantino et s’en prend à la position de l’UEFA. Pour lui, l’Europe cherche à préserver son influence sur le football mondial.

Alt= Houssine Kharja défend Infantino.

Houssine Kharja n’a pas mâché ses mots. Dans un entretien accordé à Soccer212, l’ancien international marocain a pris la défense de Gianni Infantino et vivement critiqué la position de l’UEFA dans le bras de fer qui oppose actuellement les deux instances. Pour Kharja, le débat autour du projet FIFA Forward Enterprise dépasse largement la question des financements. Il révèle surtout, selon lui, une bataille pour l’influence et l’avenir du football mondial.

L’ancien capitaine des Lions de l’Atlas estime que la FIFA doit pouvoir explorer de nouvelles sources de financement pour aider les fédérations les moins avancées à structurer leur football. Il considère que certaines critiques européennes contre le projet FFE traduisent surtout une volonté de préserver une position dominante. « Le football appartient à tout le monde », insiste-t-il.

Houssine Kharja défend Infantino et accuse l’UEFA de vouloir préserver son influence

Pour Houssine Kharja, le conflit actuel entre la FIFA et l’UEFA ne se résume pas au projet FIFA Forward Enterprise. L’ancien international marocain y voit une opposition plus profonde entre deux visions du développement du football.

« Le fond du problème est simple : Infantino travaille sur une vision mondiale du football, alors que l’Europe veut absolument garder son monopole et rester la seule patronne du jeu », affirme-t-il.

Kharja estime que la stratégie de Gianni Infantino vise à renforcer les fédérations sur tous les continents. Selon lui, cette évolution permettrait à de nouvelles nations de progresser et de réduire l’écart avec les grandes puissances traditionnelles.

Il cite notamment l’émergence de plusieurs sélections africaines. Le Maroc constitue, à ses yeux, un exemple de cette évolution. L’ancien international souligne également le choix de nombreux binationaux formés en Europe de représenter leur pays d’origine.

Pour Kharja, cette dynamique démontre que le football mondial est en train de changer.

Kharja sur l’UEFA : « C’est de l’hypocrisie pure »

L’ancien capitaine des Lions de l’Atlas s’est également attaqué à l’argument avancé par l’UEFA concernant la présence d’acteurs privés dans le financement du football.

« C’est de l’hypocrisie pure. Ils veulent interdire à la FIFA ce qu’ils s’autorisent eux-mêmes », lâche-t-il.

Kharja pointe notamment les investissements étrangers dans les clubs européens. Il estime que la présence de capitaux américains, saoudiens ou grecs dans plusieurs championnats européens ne suscite pas les mêmes réactions.

Il considère donc contradictoire de dénoncer l’arrivée de capitaux privés dans le football international tout en acceptant largement ces investissements au niveau des clubs.

« Dès qu’il s’agit d’Infantino qui veut ramener des fonds pour financer le foot dans le monde entier, là ça hurle », déplore-t-il.

Pour lui, le véritable enjeu est ailleurs. Il s’agit de savoir qui doit définir les orientations du football mondial et qui doit bénéficier de son développement.

Kharja apporte son soutien à Gianni Infantino

Dans cet entretien, Houssine Kharja assume également son soutien personnel au président de la FIFA. Il affirme côtoyer Gianni Infantino et livre une image très différente de celle régulièrement présentée dans certains médias.

« Je peux vous assurer que le président, que je côtoie au quotidien, ne ressemble en rien à l’image que certains médias véhiculent », assure-t-il.

L’ancien international marocain estime qu’Infantino est devenu une cible facile en raison de sa position à la tête du football mondial. Il défend notamment son bilan depuis son arrivée à la présidence de la FIFA en 2016.

Kharja considère que la volonté de mondialiser davantage le football constitue l’un des principaux changements apportés par Infantino. Il estime que les fédérations disposant de moins de moyens doivent pouvoir bénéficier d’investissements leur permettant de développer leurs infrastructures et leurs formations.

Selon lui, les sommes qui peuvent sembler limitées pour les grandes puissances européennes peuvent représenter un levier considérable pour les petites fédérations.

FIFA Forward Enterprise : Kharja juge les fédérations libres de choisir

L’ancien international marocain revient également sur la polémique entourant le projet FIFA Forward Enterprise. Il réfute l’idée selon laquelle les fédérations auraient été contraintes d’accepter le dispositif.

« Le président arrive avec une proposition pour chaque fédération. Il présente son projet, et chaque fédération a le droit de dire oui ou de dire non », explique-t-il.

Pour Kharja, le principe est donc simple : la FIFA propose et les fédérations disposent.

Il défend ainsi l’idée que les instances nationales doivent conserver leur liberté de décision. Il estime également que les critiques formulées contre le projet ont rapidement dépassé le cadre de son fonctionnement réel.

L’ancien joueur considère surtout que les ressources supplémentaires peuvent contribuer au développement de fédérations qui disposent de moyens beaucoup plus limités que les grandes nations européennes.

Kharja critique aussi les attaques contre Infantino

Houssine Kharja s’est montré particulièrement virulent envers les personnalités qui réclament le départ de Gianni Infantino. Il a notamment critiqué les prises de position de Luís Figo.

L’ancien international marocain estime que les critiques visant le président de la FIFA ne tiennent pas suffisamment compte du travail réalisé en faveur des anciennes légendes du football.

Il rappelle que plusieurs grandes figures du football mondial sont désormais régulièrement associées aux compétitions et aux événements de la FIFA.

Pour Kharja, les joueurs et les anciennes gloires restent les principaux acteurs du football. Il estime qu’ils doivent conserver une place importante dans les grandes compétitions internationales.

Kharja appelle Infantino et Ceferin à dialoguer

Malgré la virulence de ses propos contre l’UEFA, Houssine Kharja ne plaide pas pour une rupture entre les deux instances. Il souhaite au contraire un dialogue entre Gianni Infantino et Aleksander Čeferin.

« Mon souhait est que le président Ceferin, que je respecte aussi, s’assoie à la même table que le président Infantino afin de régler leurs différends », explique-t-il.

Pour l’ancien international marocain, le boycott ne constitue pas une solution. Il estime que les deux dirigeants doivent trouver un terrain d’entente pour préserver les intérêts du football.

Son message reste toutefois clair : le développement du football ne doit pas rester concentré sur l’Europe.

Pour Houssine Kharja, la montée en puissance des sélections africaines et des autres continents constitue une évolution naturelle. Le Maroc, qui a atteint les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 selon son témoignage, illustre cette transformation.

Dans cette nouvelle hiérarchie mondiale, l’ancien capitaine des Lions de l’Atlas défend une vision ouverte du football. Une vision dans laquelle les grandes puissances historiques ne seraient plus les seules à décider de l’avenir du sport roi.

« Le football appartient à tout le monde. », a-t-il conclut.

Par : Abderrahman Ichi

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