Scandale Sénégal Coupe du monde 2026 : l'enquête explosive de Romain Molina met à nu la Fédération sénégalaise
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Vols de nourriture, billets revendus, 17 marabouts, gynécologue… les révélations explosives de Romain Molina sur le Sénégal

Une enquête de Romain Molina décrit une organisation chaotique au sein de la Fédération sénégalaise durant la Coupe du monde 2026. Impayés, vols, billets revendus, invités controversés et 17 marabouts figurent parmi les accusations.

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Scandale Sénégal Coupe du monde 2026 : l’enquête de Romain Molina met la FSF sous pression. Le journaliste français d’investigation, Romain Molina, a posté une longue vidéo consacrée au fonctionnement de la Fédération sénégalaise de football (FSF) durant la Coupe du monde 2026. Son travail d’investigation dresse le portrait d’une organisation qu’il qualifie de profondément défaillante, marquée par de multiples dysfonctionnements administratifs, financiers et logistiques.

Selon cette enquête, la délégation sénégalaise aurait accumulé les problèmes pendant le Mondial : terrains d’entraînement impayés, staff médical contesté, absence d’assurance, vols présumés de nourriture destinée aux joueurs, revente de billets, un généco en tant médecin de la sélection, 17 marabouts et privilèges accordés à certains proches des dirigeants et présence de nombreux invités sans rôle officiel. Les accusations, particulièrement graves, n’ont toutefois pas été confirmées de manière indépendante.

Scandale Sénégal Coupe du monde 2026 : une organisation jugée catastrophique

Selon Romain Molina, plusieurs employés de la FIFA considéraient en privé la délégation sénégalaise comme la plus mal organisée de toute la Coupe du monde 2026. Les difficultés auraient été permanentes. Les équipes de la FIFA auraient eu du mal à identifier leurs interlocuteurs au sein de la Fédération, certains dossiers restant sans réponse pendant plusieurs jours.

L’enquête affirme également que la FSF n’avait même pas réglé les frais de location des terrains d’entraînement à Dakar avant le départ pour le Mondial. La facture dépasserait 150 000 euros.

Pour l’auteur, cette accumulation d’impayés interroge sur l’utilisation des importantes recettes perçues grâce aux primes de la FIFA, de la CAF et aux différentes subventions.

Scandale Sénégal Coupe du monde 2026 : un staff médical au cœur des critiques

L’enquête revient sur les déclarations du président Abdoulaye Fall concernant le médecin de la sélection. Fall a reconnu que le médecin de sa sélection gynécologue de formation qui exerce également comme médecin du sport depuis plusieurs années et accompagne la sélection depuis près d’une décennie.

Selon Romain Molina, plusieurs internationaux ne lui faisaient plus confiance.

L’enquête affirme également que le médecin français recruté lors de la CAN, très apprécié par les joueurs, n’aurait jamais obtenu de contrat officiel ni été rémunéré. Il aurait engagé des démarches pour obtenir le paiement de ses prestations.

Des tensions internes auraient poussé plusieurs joueurs à consulter des médecins extérieurs ou à faire intervenir leurs propres spécialistes.

Scandale Sénégal Coupe du monde 2026 : des accusations de vols de nourriture et de matériel

L’un des passages les plus marquants de l’enquête concerne des vols présumés au sein du staff médical. Selon Romain Molina, des collations préparées par le diététicien pour les joueurs après les rencontres auraient été détournées. Des serviettes, des déodorants et d’autres équipements auraient également disparu.

L’auteur affirme que ces faits auraient été signalés en interne, sans qu’aucune sanction ne soit prise.

Scandale Sénégal Coupe du monde 2026 : une délégation sans assurance

Autre accusation particulièrement lourde : la délégation sénégalaise n’aurait bénéficié d’aucune couverture d’assurance durant la compétition. L’enquête cite le cas d’Édouard Mendy, qui aurait dû payer lui-même une IRM après sa blessure au genou face à la Norvège.

Selon Romain Molina, plusieurs prestataires n’auraient également jamais été payés et certains membres du staff auraient même financé eux-mêmes leur retour.

Un trafic présumé de billets

La vidéo évoque également un système présumé de revente de billets. Des captures d’écran montrent des places revendues sur WhatsApp à des montants très supérieurs au prix d’origine.

Des billets obtenus auprès de la FIFA pour une soixantaine de dollars auraient été revendus jusqu’à 850 dollars, voire 1 350 dollars pour certaines affiches. L’auteur s’interroge sur la destination des sommes générées par ces ventes.

Plus de 120 invités lors de la CAN, dont 17 marabouts

L’enquête consacre également un long passage à la gestion des invités lors de la Coupe d’Afrique des nations disputée au Maroc. Selon Romain Molina, plus de 120 personnes auraient intégré la délégation sans occuper de fonction clairement identifiée.

Parmi elles figureraient 17 marabouts, dont les frais auraient été pris en charge avec des fonds publics, sans qu’aucune explication officielle n’ait été apportée sur leur présence ou leur mission. L’auteur affirme également que le président de la Fédération aurait loué une villa à Tanger pour loger sa famille durant la compétition. Des proches, des amis ainsi que plusieurs invités auraient aussi bénéficié de facilités d’hébergement et de déplacement.

Selon l’enquête, des présidents de ligues considérés comme des soutiens de l’actuelle direction auraient été invités à certains matches.

Romain Molina cite aussi le cas du community manager personnel du président, qui aurait voyagé avec la délégation et occupé la place initialement prévue pour un membre du comité exécutif. L’auteur estime que cette pratique se serait poursuivie lors de la Coupe du monde 2026, où entre 50 et 60 invités auraient encore accompagné la sélection sans rôle clairement défini.

Il s’interroge sur le financement de ces invitations alors que la Fédération faisait face, selon lui, à de nombreux impayés.

Scandale Sénégal Coupe du monde 2026 : Joueurs en classe économique, dirigeants en classe affaires

L’enquête affirme également que plusieurs joueurs auraient voyagé en classe économique pendant que des dirigeants bénéficiaient de la classe affaires.

Selon Romain Molina, la Fédération aurait privilégié la préservation des primes versées par la FIFA plutôt que l’amélioration des conditions de transport de la sélection. Il affirme aussi que la FSF aurait cherché à faire financer certains déplacements par l’État afin de limiter ses propres dépenses.

Une logistique jugée défaillante

L’organisation quotidienne est également décrite comme particulièrement chaotique. L’auteur évoque des problèmes d’eau, des collations insuffisantes, des navettes mal organisées et une absence de règles de fonctionnement au sein de la délégation.

Il affirme également que le contrat confié à la société chargée de la logistique aurait été attribué sans appel d’offres et que cette entreprise aurait elle aussi subi d’importants retards de paiement.

Le contrat de Pape Thiaw au cœur des tensions

Romain Molina affirme que le sélectionneur Pape Thiaw n’aurait obtenu son contrat définitif que quelques heures avant le premier match contre la Norvège. Selon lui, le technicien aurait menacé de quitter l’hôtel après plusieurs semaines de négociations infructueuses. L’enquête évoque également de fortes tensions entre le sélectionneur et certains responsables de la Fédération.

L’élection d’Abdoulaye Fall bientôt examinée par le TAS

Enfin, l’enquête rappelle que la validité de l’élection d’Abdoulaye Fall à la présidence de la Fédération sénégalaise de football doit être examinée par le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Romain Molina évoque également d’autres dossiers concernant certains dirigeants et appelle à davantage de transparence sur l’utilisation des financements issus de la FIFA, de la CAF et des pouvoirs publics.

À noter : Les éléments rapportés dans cet article reprennent les accusations formulées par Romain Molina dans son enquête. Ils n’ont pas été vérifiés de manière indépendante au moment de leur publication. Les personnes et institutions mises en cause disposent du droit de répondre à ces allégations.

Par : Abderrahman Ichi

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